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Pour sa première participation, le Team Freeman T. Porter s'était fixé comme objectif de terminer. Et c'est finalement sur le podium de la catégorie Cup que nos pilotes ont clôturé un W-E assez surréaliste. Revivez ces grands moments de l'intérieur...
Après une qualification du jeudi plus qu'honorable, les préparatifs pour la course ont occupé le Team toute la journée du vendredi. Samedi, après le Warm-up, l'attente du départ devenait presque insupportable. Jusque sur la grille, toute l'équipe vérifie les derniers détails et se prépare à débuter le double tour d'horloge.
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Cette édition 2011 des 24h00 démarre sur un rythme fou. Les deux premiers tours sont absolument incroyables et les risques pris par certains sont véritablement un non sens pour un départ de course d'endurance. Dans cette meute infernale, Didier Granjean tire son épingle du jeux de manière tout à fait remarquable. Le rythme est bon mais sans excès, c'est avec prudence et patience que Didier entame l'épreuve. Parfois littéralement pris en sandwich par d'autres concurrents moins réfléchis. Au terme de ses deux relais, Didier ramène à bon port la 993 GT3 Cup alors que pour les plus téméraires déjà , la course s'est prématurément achevée.
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Patrick Geladé entame son 1er relais à un bon rythme également et lors de sa première rentrée, il demande un changement de pneus. Il repart aussitôt et augmente légèrement la cadence. La voiture se comporte très bien et les pilotes se sentent à l'aise avec les réglages. Patrick termine son relais en augmentant encore la cadence et vient déjà le temps d'effectuer le changement de pilote. C'est au tour de Pascal Muller de prendre la piste, il est déjà 20h00 et il aura la lourde tâche d'entamer la nuit. Son relais débute calmement et le jour tombe, la visibilité commence à diminuer mais Pascal augmente progressivement son rythme. A son premier ravitaillement, Pascal se plaint d'une boîte qui devient de plus en plus dure... Peut-être le début des ennuis ? Au terme de son relais, le Team décide de faire rentrer la voiture pour résoudre le problème et éviter de faire souffrir inutilement la boîte... et les pilotes.
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Grâce à une réparation rapide et bien exécutée par l'équipe Freeman T. Porter, Dominique Sandona reprend le piste et entame son premier relais. Au vu des chronos réalisés, ce dernier souhaite rattraper le temps perdu ! A minuit trente, la pluie s'invite au rendez-vous Spadois. Le temps d'un ravitaillement rapide en carburant, Dominique reprend la piste chaussé de pneus pluie. Après quelques tours, il augmente le rythme et confirme le choix des gommes. A la fin de son relais, Dominique est épuisé par l'effort réalisé. Effort payant puisque la 161 est actuellement à la deuxième place de sa catégorie.
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A 1h40 du matin, Didier Granjean prend son relais de même qu'un excellent rythme. Dans le paddock, la fatigue montre ses premiers signes et le sommeil commence à gagner certains. Didier se bat comme un beau diable et malgré sa prudence il subit l'excès de confiance d'une Mercedes qui va l’éperonner violemment à la source. Cette mésaventure le forcera à rentrer prématurément. C'est d'abord la stupeur qui se lit sur les visages tant la Porsche a été rudement touchée. Mais très rapidement tout le stand s'organise et commence à dégager les tôles pliées qui frottent sur le pneu arrière droit. La porte, qui à littéralement explosé sous l'impact, est rapidement collée à l'adhésif. Il n'est que 3h30 du matin et cet incident fait perdre un bon paquet de minutes au Team Freeman. Lorsque la voiture repart, l'inquiétude est palpable... Pourtant après trois tours, Didier Granjean aligne à nouveau les mêmes chronos qu'avant l'incident. Apparement, les dégâts bien qu'impressionnants, n'affectent pas le comportement de la voiture. La fin du relais de Didier se termine à un rythme qui rassure les pilotes et le Team.
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Le relais de Patrick Geladé se passe pratiquement sans soucis. Bien que la Porsche porte les stigmates d'un impact assez rude, le comportement est bon et les temps confirment cette impression. Patrick achève son relais au petit matin et nous espérons secrètement avoir passé le plus difficile. Hélas, il ne faudra pas longtemps pour que le sort en décide autrement...
Dès le début de son relais, Pascal Muller communique au stand ses inquiétudes. Il semblerait que la Porsche souffre d'un problème d'allumage. La voiture doit rentrer et tout l'équipe se mobilise afin de remplacer les bougies et les bobines qui sont particulièrement inaccessible sur ce modèle. L'opération fait perde encore pas mal de temps pour un résultat qui ne convainc pas. Le problème est probablement plus grave... On demande alors à Pascal de lever le pied afin de préserver les chances de terminer.
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Alors que les relais s'enchaînent avec beaucoup d’appréhension, la voiture rentre au stand de manière tout à fait imprévue : La poulie d'alternateur vient de rendre l'âme. Au terme d'un remplacement difficile et avec l'aide de nos amis de chez Pro Speed la Porsche peut repartir à un rythme qui trahit ses faiblesses. Terminer devient alors un véritable challenge dont aucun ne pourrait à cet instant prédire qu'elle en sera l'issue.
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Il est 15h00 lorsque Pascal Muller entame son dernier relais, l'arrêt au stand est particulièrement long. Une mauvaise odeur de brûlé se dégage de l'arrière de la Porsche, il semblerait qu'un des catalyseur soit actuellement occupé à fusionner au fil des tours... Pascal reprend la piste avec la désagréable impression d'achever une Porsche agonisante. Il faut pourtant terminer ! Il doit à nouveau s'arrêter car des flammes ont été observées se dégageant de l'arrière et il ne faudrait pas consumer si près du terme les dernières chances de terminer la course. On laisse alors refroidir le plus possible la voiture afin qu'elle puisse parcourir les quelques tours qui restent. Mais va-t-elle redémarrer ?
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Nous sommes dans les dernières minutes de courses et le Team n'a plus d'autres choix possibles que de relancer la voiture. Si elle ne démarre pas, il est interdit de la pousser... Le suspens envahit tout le stand et le moment est venu de vérifier les scénarios les plus pessimistes. Le démarreur n'a pas l'air de se mettre en mouvement. Heureusement, les stands sont en pentes douces et c'est avec une pression maximale que Pascal Muller parvient à débloquer le démarreur et repartir vers ce qui ressemble étrangement à un baroud d'honneur. La voiture reprend vie dans un ultime panache de fumée et le son rauque auquel nous sommes habitués raisonne dès à présent comme un cri d'agonie qui ne laisse rien présager de bon.
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Toute l'équipe est à présent sur le muret et l'arrivée des vainqueurs ne distrait personne. Il faut que la 161 franchisse la ligne... Un sourire illumine alors le visage de Guy Tenhaff, bien qu'il reste silencieux, Guy vient d'entendre dans son casque Pascal qui lui confirme son arrivée. Guy communique la bonne nouvelle à toute l'équipe et c'est une explosion de joie et d'émotion qui envahit le reste du Team Freeman T. Porter.
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Tout ce petit monde se retrouve sous le podium pour féliciter les vainqueurs de l'épreuve et acclamer les pilotes de la 161 qui terminent malgré tout sur la troisième marche du podium de la catégorie Cup ! Cette édition 2011 des 24h00 de Francorchamps, bien qu’extrêmement difficile se clôture donc dans une joie presque indescriptible.
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